Une avalanche de…mango kòn!

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Il est 11h du matin ou 2h ou midi, vous êtes absorbés par votre travail quand soudain : po’w, po’w, po’w… une avalanche de mango kòn vous fait sauter de votre siège, sauf que vous ne savez pas encore qu’il ne s’agit que de mangues.

Votre cœur se met à battre la chamade, vous hésitez à pointer votre nez au dehors bien que vous sachiez que vous êtes en sécurité au fond de votre cour.

Quand finalement vous vous reprenez et que vous vous aventurez à l’extérieur, vous vous rendez compte qu’il s’agit en fait de la prochaine récolte de mangues qui vous tombe sur la tête…

Et oui, vous êtes victime d’une simple avalanche de mangues !

Vous éclatez de rire en pensant à votre imagination un peu trop fertile qui pensait au pire.

Ce constat ne vous empêche cependant pas, une heure plus tard, de sursauter quand le phénomène se reproduit… Ces fameuses mango kòn n’ont pas fini de vous assaillir.

Ce scenario, je le connais un peu trop bien. Le manguier du bureau étend ses branches les plus fertiles au dessus de notre toit en tôle. Nous tressaillons donc à chaque chute de mangue et ce, quelque soit l’heure.

Nous avons donc décidé que l’heure de la vengeance avait sonné. Notre tactique ? Manger autant de mango kòn que possible, même celles qui se fendillent au contact du sol ou d’une surface dure.

Si vous nous rendez visite, ne soyez donc pas étonné de nous voir bondir de notre siège et revenir avec une mangue que nous dégustons sur le coup alors que vous tremblez encore de peur.

Cet esprit de vengeance m’a poussé à découvrir les mango kòn que j’hésitais à manger jusque là. Si vous avez lu mon article Des mangues à n’en plus finir, vous connaissez ma préférence pour les mangues à la chair ferme qui se mangent avec un couteau et ne salissent pas les mains.

Contrairement aux mangues baptistes que j’aime tant, les mangues que nous appelons mango kòn chez nous, sont fibreuses et donc très juteuses. Pas moyen de les manger au couteau ou sans se salir.

Il faut mordre le fruit à pleines dents pour déguster sa pulpe sucrée. Ces mangues sont si fibreuses que certains préfèrent en ramollir la chair et percer un simple trou dans la pelure afin d’en boire le jus. Nous appelons cette manière de déguster les mango kòn et les mango fil – autre variété de mangue fibreuse – mango tòtòt.

Ne me fiant pas trop aux insectes qui pourraient aimer les mango kòn autant que moi, je ne suis pas fan des mango tòtot. Je préfère donc ôter la pelure du fruit avec mes dents même si je me retrouve avec du jus de mangue partout.

Et oui, la maniaque que je suis, accepte désormais de se salir les mains et d’avoir des fibres de mangues collées à ses dents. Mais attention, je ne le fais que pour me venger du manguier kòn !

A parler autant de mangues à l’approche de l’été, je mangerais bien une crème (glace) aux mangues, mais celle-là, il faudra que je la prépare avec nos mangues baptistes que vous connaissez déjà ou les franciques que vous aurez bientôt l’occasion de découvrir si vous ne les connaissez pas déjà, nos mangues franciques ou mango fransik étant exportées et donc vendues à l’étranger.

Vous la découvrirez peut-être à travers une bonne glace à la mangue, qui sait ?

Addendum: Cette glace à la mangue, je l’ai finalement préparée. Retrouvez la recette en cliquant ce lien.

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