Konparet de Jeremie, Konpareeett…

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“Konparet, Konpareeeet” était notre manière d’interpeller notre “pratik” de konparet du premier étage de l’immeuble où nous nous retrouvions au Champs-de-Mars. Ce vendeur ambulant venait religieusement nous vendre des morceaux de konparet tous les samedis lorsque nous regagnions le bureau de nos parents ma soeur, une amie et moi, après notre cours hebdomadaire d’anglais.

Aussi jeunes étions nous, nous devions avoir entre 8 et 12 ans, nous étions exigeantes à l’endroit de ce vendeur. Nous n’achetions les morceaux de konparet – ces konparet se vendaient par morceau carré contrairement aux konparet traditionnels qui se présentent plutôt sous forme de galette – que si ces petites gâteries étaient chaudes et exigions que le vendeur nous coupe à chacune une portion garnie d’un morceau de noix de coco. Cette garniture ne changeait rien au goût du konparet vu que ce gâteau typique de Jérémie (sud d’Haïti) est déjà riche en noix de coco. La préparation du konparet inclut effectivement un mélange de cannelle, de gingembre et de coco rapé. Nous aimions cependant l’effet croustillant additionnel qu’apportait ce petit morceau de coco qui, placé en guise de décoration, avait grillé durant la cuisson.

Nous engloutissions notre konparet encore chaud aussi vite que nous l’avions acheté, preuve que le nom de cette gâterie est approprié. Le konparet tirerait en effet son nom du fait qu’il est si bon qu’on le mange aussitôt prêt, « quand’l parait’t », « kon’l parèt ».

Mérite-t-il cette appellation ? Enfants, nous le pensions.

5 Comments:

    1. annick says: Post author

      Kansas-Rose, I found one but I haven’t tried it yet which is why I haven’t shared it yet. As soon as I confirm that it is good I will share it.

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